Selon un rapport de l’Organisation des Nations unies, les gangs en Haïti continuent de s’adapter malgré la pression des forces de l’ordre depuis le début de l’année. L’organisation indique que, même freinés, ces groupes modifient leurs stratégies pour conserver leur influence, continuent de tuer, piller et mettre feu aux maisons des membres de la population.
L’Organisation des Nations unies précise que les opérations policières ont ralenti l’expansion des gangs, mais que les progrès restent fragiles. Les principaux chefs demeurent en liberté et poursuivent leurs activités à travers des réseaux bien organisés, étendent leur domination hors de la capitale et commettent des massacres, notamment dans la région de l’Artibonite.
Face aux interventions sécuritaires, certains gangs se sont repliés vers des zones reculées et périurbaines. Cette stratégie leur permet d’opérer avec plus de discrétion tout en évitant les affrontements directs.
Le rapport souligne également un changement dans leurs méthodes de financement. Les gangs ciblent désormais davantage les points de transfert d’argent provenant de la diaspora afin de renforcer leur emprise économique.
Selon les experts de l’ONU, ces groupes sont devenus plus prudents dans leurs actions. Ils privilégient des opérations plus ciblées afin de limiter les pertes face aux forces de sécurité.
Malgré ces efforts, l’Organisation des Nations unies estime que la situation reste extrêmement préoccupante pour la population. Les violences persistantes et l’adaptation constante des gangs compliquent toute amélioration durable de la sécurité.
Rédaction: Zantray News Haïti