Alors que la violence et les actes criminels continuent d’alimenter l’inquiétude dans plusieurs zones du Sud-Est, la Police Nationale d’Haïti (PNH) a choisi de mettre en avant son dernier bilan opérationnel comme une preuve de progrès sécuritaire.
Lors d’un point de presse tenu le 6 mai 2026, le porte-parole de l’institution dans le département, Gary Victor, a annoncé qu’une dizaine de présumés bandits avaient été neutralisés, 83 personnes interpellées et sept armes à feu saisies entre le 20 et le 26 avril.
Ce bilan, présenté comme encourageant par la police, contraste cependant avec le sentiment grandissant d’insécurité exprimé par de nombreux habitants. Malgré la multiplication des annonces d’opérations et des interventions policières, les populations dénoncent la persistance des violences armées, des actes de banditisme et de l’instabilité qui affectent plusieurs communes du département.
La communication de la PNH suscite également des interrogations sur l’efficacité réelle des stratégies mises en œuvre. Pour plusieurs observateurs, les chiffres avancés chaque semaine donnent l’impression d’une institution davantage concentrée sur des résultats statistiques que sur une amélioration durable de la situation sécuritaire.
Neutraliser des individus ou procéder à des arrestations ne semble pas freiner l’expansion du climat de peur qui continue de s’installer dans certaines zones.
Les autorités policières affirment pourtant avoir reçu des instructions fermes du haut commandement afin d’intensifier les opérations contre les groupes armés et les fauteurs de troubles. Mais sur le terrain, beaucoup estiment que ces annonces répétées peinent à produire des changements visibles dans la vie quotidienne des citoyens, confrontés à une insécurité qui demeure omniprésente.
Dans un contexte national où la crise sécuritaire s’étend à plusieurs régions du pays, les critiques se multiplient contre une approche jugée essentiellement réactive et médiatique. Pour de nombreux habitants du Sud-Est, les conférences de presse et les bilans chiffrés ne suffisent plus à rassurer une population qui attend avant tout des résultats concrets et une réduction tangible de la violence.
Rédaction: Zantray News Haïti