Environ 1,2 million de femmes et de filles ont eu besoin d’une protection urgente contre les violences basées sur le genre en Haïti, selon le Fonds des Nations Unies pour la population. Dans le même temps, entre janvier et septembre 2025, 1 270 cas de violences sexuelles ont été documentés, la majorité étant liée à des groupes criminels opérant dans le pays, tandis que les victimes ont eu un accès limité ou inexistant aux services de protection et de prise en charge.
Dans la capitale Port-au-Prince, les femmes sans réseau de soutien, y compris celles ayant des enfants hors mariage, évoluent dans un contexte particulièrement fragile marqué par une crise multidimensionnelle à la fois politique, économique, humanitaire et des droits humains.
Les groupes armés contrôlent de larges zones de la ville et imposent un climat de violence qui touche de manière disproportionnée les femmes et les filles, déjà affectées par des inégalités structurelles et des discriminations de genre.
Selon Amnesty International, des gangs utilisent les violences sexuelles comme un instrument de contrôle des territoires, accentuant la vulnérabilité des femmes isolées. Cette situation est aggravée par l’effondrement de services essentiels et la transformation de plusieurs infrastructures publiques, comme des écoles, des églises et des complexes sportifs, en abris pour personnes déplacées.
Par ailleurs, entre mars et juin 2025, près de la moitié des ménages dirigés par des femmes à l’échelle nationale ont été confrontés à une insécurité alimentaire aiguë, obligeant de nombreuses familles à s’endetter pour survivre, selon les Nations Unies.
Dans ce contexte, les femmes sans soutien familial ou social constituent l’un des groupes les plus exposés à la précarité, à la violence et à l’absence de protection.
Rédaction: Zantray News Haïti