Le parti Les Engagés pour le Développement (EDE) a vivement réagi à une note publiée par une coalition de signataires du Pacte National pour la Stabilité et l’Organisation des Élections, accusant le Conseil Électoral Provisoire (CEP) d’avoir ralenti le processus électoral à moins de cinq mois du premier tour prévu le 31 août 2026.
Le parti EDE affirme ce lundi 20 avril 2026 ne pas avoir cessé de dénoncer ce qu’il considère comme une mise à l’arrêt du calendrier électoral par le gouvernement, qu’il soupçonne de vouloir placer le CEP sous contrôle et prolonger la transition politique.
Dans sa prise de position, le parti dit constater avec étonnement ce qu’il qualifie de posture partisane de cette coalition, estimant qu’elle cherche à relayer la ligne du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon EDE, l’Exécutif tenterait de faire porter la responsabilité des retards au CEP, alors qu’il serait lui-même à l’origine des blocages institutionnels et administratifs.
Le parti affirme également que des pressions seraient exercées sur l’institution électorale afin d’en influencer le fonctionnement et les décisions, ce qui, selon lui, met en péril la crédibilité du processus en cours. EDE soutient que ces manœuvres s’inscrivent dans une logique de contrôle politique du CEP, susceptible de fragiliser davantage la transition.
Sur le plan du calendrier et de la gestion du processus, EDE rappelle que le budget électoral a été transmis à l’Exécutif depuis le 28 janvier 2026, mais qu’une première réunion de travail n’a été tenue que le 23 mars avec les acteurs concernés. Le parti estime que ce retard a contribué au ralentissement des préparatifs.
L’organisation politique évoque également certaines décisions administratives ayant, selon lui, perturbé l’avancement du processus électoral, notamment l’application de dispositions du Pacte ayant entraîné le report de l’enregistrement des électeurs, malgré les efforts du CEP pour poursuivre ses activités.
Dans un contexte qu’il juge tendu, le parti appelle à la retenue et met en garde contre toute tentative de contrôle politique des institutions électorales, avertissant qu’une telle dynamique pourrait déboucher sur une nouvelle crise politique.
La structure politique insiste sur la situation sécuritaire, qu’il considère comme un facteur déterminant pour la tenue des élections, rappelant que plusieurs centres de vote restent inopérants en raison de l’insécurité. Le parti exhorte ainsi le gouvernement à concentrer ses efforts sur le rétablissement de la sécurité afin de garantir la tenue du scrutin dans des conditions crédibles.
Rédaction : Zantray News Haïti