Coup de tonnerre à la Cour d’appel de Port-au-Prince. Me Osnel Antoine, avocat au barreau de Mirebalais et défenseur de l’ex-député Victor Profane, a été interpellé ce lundi en pleine activité professionnelle par des agents de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).
L’opération, menée sur la base d’un mandat délivré par le juge Benjamin Felismé, s’inscrit dans le cadre d’un dossier explosif mêlant litiges fonciers et accusations graves.
Selon plusieurs sources concordantes, une série de plaintes a été déposée contre l’avocat, l’accusant notamment de spoliation de biens — vols de maisons et de terrains — ainsi que d’implication présumée dans des affaires de kidnapping. Des accusations lourdes qui projettent une ombre inquiétante sur un homme censé défendre la loi.
La scène, brutale et inhabituelle, a choqué plus d’un : interpellé en robe, puis privé de sa toge par les agents, Me Antoine a été extrait de l’enceinte judiciaire sous les regards médusés. Un symbole fort… et dérangeant.
Dans les couloirs de la justice, une question brûle désormais les lèvres : jusqu’où ce dossier remonte-t-il ?
Car au-delà d’un simple litige foncier, c’est tout un système qui semble être effleuré. L’arrestation d’un avocat en pleine audience, dans un contexte de dossiers politiquement sensibles, ravive les soupçons d’un enchevêtrement trouble entre justice, pouvoir et intérêts privés.
Silence du côté des autorités judiciaires. Aucune communication détaillée sur les charges retenues, ni sur la suite de la procédure. Un mutisme qui ne fait qu’alimenter les spéculations.
Une chose est certaine : ce dossier ne fait que commencer… et il pourrait éclabousser bien plus loin que prévu.
Rédaction : Zantray News Haïti