La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a exprimé une vive inquiétude face à la détérioration de la situation sécuritaire en Haïti. Elle met en garde contre les conséquences des opérations menées par les forces de l’ordre, notamment celles impliquant l’usage de drones, qui auraient causé des victimes civiles, y compris parmi les enfants.
L’organisation souligne que, malgré l’obligation de l’État de protéger la population contre les gangs, toutes les interventions doivent respecter strictement les normes internationales des droits de l’homme. Elle rappelle qu’en l’absence de reconnaissance d’un conflit armé, ces opérations restent encadrées par ces règles.
La CIDH appelle à l’ouverture d’enquêtes rapides, indépendantes et transparentes sur toutes les morts signalées. Elle considère que chaque perte en vie humaine doit être examinée comme une possible privation arbitraire du droit à la vie.
L’organisation se dit particulièrement préoccupée par le nombre d’enfants tués ou blessés dans ces opérations. Elle rappelle également que de nombreux mineurs sont recrutés par des groupes armés, ce qui aggrave leur vulnérabilité.
La Commission attire aussi l’attention sur les menaces croissantes contre la liberté de la presse. Elle note que les enlèvements et les violences contre les journalistes contribuent à instaurer un climat de peur et de censure.
Elle exprime des réserves quant à l’implication d’acteurs privés dans les opérations de sécurité. Selon elle, toute participation de ce type doit respecter les principes de légalité, de nécessité, de proportionnalité et de responsabilité.
La CIDH appelle les autorités haïtiennes à renforcer les mesures de protection de la population. Elle demande également une plus grande transparence dans la conduite des opérations sécuritaires.
Rédaction: Zantray News Haïti