73 % des ménages ne se sentent pas en sécurité et 75 % n’ont pas les moyens de payer des soins de santé, selon une évaluation du Comité international de secours (IRC) publiée le 16 Avril 2026. L’étude met en évidence un effondrement alarmant des conditions de vie dans le pays.
La situation pourrait se détériorer davantage avec le report des élections et le déploiement de la force anti-gangs soutenue par l’ONU. Ces dynamiques risquent d’intensifier les violences et les déplacements de population.
L’évaluation couvre principalement le département de l’Ouest, où les gangs contrôlent 90 % de Port-au-Prince, ainsi que l’Artibonite et le Centre. Ces régions figurent parmi les plus touchées par les attaques armées.
Selon les données, seuls 5,5 % des ménages vivent encore chez eux, la majorité étant déplacée dans des conditions précaires. Près d’un ménage sur quatre signale également la présence d’enfants non accompagnés.
Environ 60 % des ménages n’envoient plus leurs enfants à l’école en raison de l’insécurité. Les risques d’enlèvements, de tirs croisés et de recrutement forcé restent élevés.
Par ailleurs, 36 % des ménages ne traitent pas leur eau potable. Cette situation accroît les risques de maladies hydriques comme le choléra et la typhoïde.
Face à cette crise, 6,4 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire. L’IRC appelle à un financement urgent pour répondre à des besoins qui continuent de s’intensifier.
Rédaction: Zantray News Haïti