La Délégation de l’Union européenne en Haïti, accompagnée des ambassades d’Allemagne, d’Espagne et de France, a publié ce jeudi une déclaration dénonçant les initiatives du Conseil présidentiel de transition (CPT) visant à modifier la direction du gouvernement à quelques jours de la fin de son mandat.
Les ambassadeurs européens rappellent que la priorité absolue reste le rétablissement de l’ordre public et la continuité institutionnelle. Ils avertissent que toute décision précipitée du CPT pourrait fragiliser l’État et mettre en péril les acquis récents en matière de sécurité.
Bruxelles souligne le lien étroit entre stabilité politique et sécurité, insistant sur la nécessité de préserver les institutions dans cette phase critique. Elle appelle à éviter toute initiative qui détournerait les autorités de leur mission principale : protéger la population et renforcer l’État de droit.
Selon la délégation, la priorité doit demeurer le bien-être des citoyens et la consolidation des institutions républicaines, conditions indispensables pour un retour durable à la normalité.
Les autorités européennes exhortent les responsables de transition à agir avec responsabilité et dans l’intérêt général. Elles estiment qu’un changement de gouvernement dans ce contexte compromettrait les efforts des forces de sécurité contre les gangs criminels.
La déclaration avertit que toute perturbation de la coordination actuelle affaiblirait les opérations en cours contre la criminalité organisée.
Les partenaires européens rejoignent les États-Unis et le Canada, qui avaient déjà exprimé leur opposition aux manœuvres du CPT visant à remplacer le Premier ministre, jugeant qu’une telle démarche risquerait de déstabiliser davantage Haïti.
Rédaction: Zantray News Haïti