Lors d’un échange au Chili, le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, et le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé ont évoqué la lutte contre les gangs et l’organisation des élections. La discussion s’est tenue en marge de l’investiture du président chilien élu, José Antonio Kast.
Les deux responsables ont mis en avant les progrès réalisés avec la Force de suppression des gangs (GSF), annonce Ramdin dans une publication sur X mercredi 11 mars 2026. Ils ont également souligné le soutien technique, financier et administratif apporté par l’OEA aux autorités haïtiennes.
Ces déclarations suscitent des interrogations dans un pays où l’insécurité reste omniprésente. Malgré les annonces répétées et les initiatives internationales, de larges zones demeurent sous l’influence de groupes armés.
Les promesses de progrès et de préparation d’élections apparaissent pour certains observateurs comme des engagements encore éloignés de la réalité quotidienne. La population continue d’attendre des résultats tangibles sur le terrain.
Dans ce contexte, les déclarations de Ramdin et de Fils-Aimé sont perçues par des analystes comme des discours diplomatiques qui peinent à se traduire par des changements visibles. L’écart entre les annonces internationales et la situation réelle en Haïti alimente le scepticisme.
Alors que les autorités évoquent l’organisation d’élections et le rétablissement de la sécurité, plusieurs voix rappellent que ces objectifs dépendront avant tout d’améliorations concrètes dans la gestion de la crise sécuritaire. Pour beaucoup d’Haïtiens, la priorité reste la capacité de l’État à reprendre le contrôle du territoire.
Rédaction: Zantray News Haïti