Depuis son arrivée à la tête du ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), la ministre Sandra Paulemon multiplie les rencontres officielles, les séances de travail et les communications publiques. Pourtant, malgré cette forte présence médiatique, de nombreux citoyens continuent de se demander quels projets concrets ont réellement été planifiés et implémentés au bénéfice de la population haïtienne.
Pour plusieurs observateurs, le bilan visible reste extrêmement faible comparé au volume de réunions organisées depuis son installation. Le dernier communiqué publié par le MPCE au sujet d’une rencontre avec le CTPEA renforce davantage cette impression. Une fois encore, il est question de discussions, de réflexions, de programmes en préparation et d’initiatives futures.
Cependant, aucun projet concrètement exécuté ni aucun impact réel sur les conditions de vie de la population n’a été clairement présenté. Beaucoup estiment que le ministère semble davantage occupé à multiplier les réunions qu’à produire des résultats visibles sur le terrain. Dans un pays confronté à une crise économique, sociale et sécuritaire extrêmement grave, la population attend pourtant des actions rapides et efficaces.
Les citoyens veulent voir des investissements réels, des infrastructures, des programmes de développement local planifiés et implémentés, ainsi que des mesures capables de créer des emplois. Mais jusqu’à présent, les annonces du MPCE paraissent surtout limitées à des discours administratifs et à des promesses qui tardent à se concrétiser.
Le communiqué évoque notamment des programmes de maîtrise, des formations techniques et même un projet de bibliothèque en ligne. Bien que ces initiatives aient été planifiées et présentées comme importantes, plusieurs critiques estiment que leur implémentation reste limitée, voire inexistante sur le terrain. Pendant que les autorités parlent de “gouvernance” et de “planification stratégique”, la population continue de vivre dans l’insécurité, la pauvreté et l’absence de services publics efficaces.
De plus en plus de voix dénoncent également une gestion principalement centrée sur la communication politique. Selon certains observateurs, la ministre Sandra Paulemon apparaît davantage dans des photos officielles et des rencontres protocolaires que dans des projets réellement planifiés et implémentés.
Cette situation alimente un sentiment de frustration chez de nombreux citoyens, qui estiment que le ministère produit surtout des communiqués sans résultats palpables. Le problème ne réside pas uniquement dans l’organisation de réunions, car la concertation institutionnelle reste importante dans le fonctionnement de l’État. Cependant, ces rencontres doivent déboucher sur des actions concrètes, mesurables et utiles à la population.
Or, jusqu’ici, le MPCE peine à démontrer des réalisations majeures issues de projets effectivement implémentés, malgré l’intensité de son activité administrative et médiatique. À force de multiplier les annonces sans effets visibles, le ministère risque de perdre davantage la confiance de la population. Les Haïtiens attendent des résultats concrets, pas seulement des discours ou des séances de travail répétitives.
Rédaction: Zantray News Haïti