Le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, se croyait un fidèle allié du président américain Donald Trump, parce qu’il a vu que le régime trumpiste le soutenait face aux neuf pilleurs du Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Mais la réalité ne s’est pas fait attendre lorsqu’il a constaté que Trump ne l’avait pas invité à son premier Sommet des Amériques.
Le président américain avait convié d’autres chefs d’État qu’il considère comme de proches alliés des États-Unis. Fils-Aimé a vite compris qu’il n’était qu’un pion dans la politique de Trump, même s’il le savait déjà.
Pour Trump, des dirigeants corrompus et complices de pilleurs ne peuvent pas être des alliés des États-Unis. Ils ne sont que des marionnettes à utiliser chaque fois que le besoin se fait sentir.
Le Premier ministre haïtien a compris qu’il devait se conformer et qu’il n’était pas à l’abri comme les neuf braqueurs du CPT l’étaient. Pour cacher sa honte, Fils-Aimé a quitté le pays ce lundi afin de participer à la cérémonie d’investiture du président élu de la République du Chili, José Antonio Kast.
La cérémonie est prévue le mercredi 11 mars à Santiago. Selon un communiqué de la Primature, le Chef du Gouvernement est accompagné de la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, ainsi que de son conseiller spécial, Guerly Leriche.
Ce déplacement illustre à quel point le gouvernement haïtien reste dépendant et sous influence dans ses relations internationales. Fils-Aimé est exposé à un rôle de représentant subordonné plutôt que de véritable négociateur souverain.
Rédaction : Zantray News Haïti