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Rapport FJKL : 150 millions pour Quisqueya — zéro pour l’UEH et le Ministère de l’Éducation nationale pour Jacky Lumarque ?

Le scandale enfle. Dans un rapport publié en mars 2026, la Fondasyon Je Klere (FJKL) met au jour des décaissements publics qui soulèvent de graves soupçons sur l’usage des fonds de l’État. Selon les données consultées par l’organisation, l’Université Quisqueya, dirigée par Jacky Lumarque, aurait bénéficié d’un appui financier public totalisant 150 millions de gourdes, sur la base de paiements attribués au Ministère de l’Économie et des Finances.

Ce décaissement en faveur d’un ancien candidat à la présidence, également membre de la famille politique du Premier ministre Didier Fils-Aimé, soulève de nombreux soupçons de favoritisme, de clientélisme et de corruption. Ces soupçons se renforcent davantage avec la décision du Premier ministre d’attribuer le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle à Jacky Lumarque, au détriment de groupes jugés beaucoup plus importants.

Des transferts consignés noir sur blanc

Le tableau reproduit dans le rapport — figurant dans la section consacrée aux décaissements publics — mentionne clairement plusieurs références administratives liées à ces versements. Parmi elles : DGTCP/DCF/SO/BRH/686/05-2025 : HTG 50,000,000 — Université Quisqueya — Appui financier. Deux autres paiements du même montant y figurent également, portant l’enveloppe globale à 150 millions de gourdes sur la période considérée.

Ces données proviennent d’un tableau que la FJKL affirme avoir consulté dans le cadre de son enquête, retraçant des décaissements effectués par les services compétents du Ministère de l’Économie et des Finances.

Une affaire qui choque

Ces révélations surgissent dans un contexte où l’État invoque en permanence le manque de moyens pour répondre à la crise sécuritaire, aux urgences sociales et à l’effondrement des services publics. Dès lors, l’octroi d’un tel appui financier à une institution privée apparaît, pour beaucoup, comme un symbole troublant des dérives de la gestion publique.

Au cœur des interrogations : qui a autorisé ces versements ? Sur quels critères ont-ils été décidés ? Et surtout, quelles retombées concrètes pour la population haïtienne ?

🧭 Silence officiel et pression croissante

Le rapport de la FJKL ne mentionne ni les contreparties associées à ces fonds ni les résultats attendus, renforçant les soupçons et alimentant la colère d’une opinion publique déjà ébranlée par les scandales à répétition.

Face à ces éléments, les appels à des explications immédiates se multiplient. De nombreux observateurs exigent désormais que toute la lumière soit faite sur ces décaissements et que les responsabilités soient clairement établies

Rédaction : Zantray News News

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