La Cour supérieure du Québec a condamné John Colem Morvan pour diffamation à l’encontre du journaliste haïtien Windy Phèle, à l’issue d’un jugement rendu le 26 juin 2026. Le tribunal a estimé que les accusations publiques formulées par Morvan n’étaient appuyées par aucune preuve crédible et portaient gravement atteinte à la réputation du journaliste.
Dans sa décision de 22 pages, le juge Sylvain Lussier rappelle que la liberté d’expression constitue un droit fondamental, mais qu’elle ne permet pas de diffuser des accusations diffamatoires sans fondement. La Cour souligne que le débat politique doit respecter les limites imposées par la loi afin de protéger la dignité et la réputation des personnes visées.
Au cours du procès, Windy Phèle a présenté des documents démontrant l’origine légitime de ses revenus ainsi que des transferts d’argent effectués à sa mère. Le tribunal a conclu que John Colem Morvan n’avait pas réussi à prouver les allégations qu’il avait publiquement avancées contre le journaliste.
En plus d’ordonner le versement d’environ 50 000 dollars canadiens en dommages et intérêts, la Cour exige que John Colem Morvan retire les publications jugées diffamatoires de ses comptes sur les réseaux sociaux et publie une rectification conformément au jugement. Les frais judiciaires s’ajoutent également aux sommes dues.
Cette décision constitue un rappel important des conséquences juridiques liées à la diffusion d’informations non vérifiées sur les réseaux sociaux. Elle réaffirme que la liberté d’expression ne protège pas les propos diffamatoires et que les personnes dont la réputation est injustement atteinte peuvent obtenir réparation devant les tribunaux.
Rédaction: Zantray News Haïti