La Police Nationale d’Haïti (PNH) a célébré ses 31 années d’existence dans un climat marqué par la douleur et l’inquiétude. Selon les données publiées par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), 35 policiers ont été assassinés entre juin 2025 et juin 2026, un chiffre qui illustre la gravité des défis sécuritaires auxquels l’institution est confrontée.
Le rapport précise que 21 agents ont perdu la vie lors d’affrontements avec des groupes armés qualifiés de terroristes. Trois autres policiers ont été enlevés avant d’être portés disparus. Ces pertes viennent s’ajouter à un bilan déjà lourd enregistré au cours des dernières années, confirmant la vulnérabilité des forces de l’ordre face à une insécurité endémique.
Les chiffres du RNDDH mettent en lumière les risques permanents auxquels sont exposés les membres de la PNH dans l’exercice de leurs fonctions. Mal équipés et souvent isolés dans leurs interventions, les policiers paient un prix élevé pour tenter de protéger la population contre des groupes armés de plus en plus organisés et violents.
Le rapport revient également sur des incidents marquants. Le 23 février 2026, l’agent III Isreno Étienne a succombé à ses blessures après avoir été grièvement atteint par balles à Delmas 31. Il participait à une opération visant à empêcher une tentative d’enlèvement, un exemple tragique de la dangerosité quotidienne des missions policières.
Alors que la PNH franchit le cap de ses 31 ans, cette commémoration apparaît davantage comme un moment de réflexion que de célébration. Les pertes humaines rappellent l’urgence de renforcer les moyens matériels, logistiques et humains de l’institution afin qu’elle puisse remplir sa mission fondamentale : garantir la sécurité publique dans un pays en proie à une violence persistante.
Rédaction: Zantray News Haïti