Haïti demeure exposé à une activité tectonique constante, comme le montre le dernier bilan officiel qui fait état de 553 tremblements de terre enregistrés en 2025. Ce rapport, élaboré sous la coordination du ministère de l’Environnement et du Bureau des mines et de l’énergie (BME), souligne la persistance des mouvements géologiques qui affectent régulièrement le pays.
Bien que le nombre total soit en baisse par rapport à l’année précédente, les experts estiment que ce niveau reste significatif. La moyenne mensuelle dépasse quarante secousses, ce qui traduit une activité continue liée à la position d’Haïti sur un système de failles actives séparant les plaques tectoniques de la région.
L’analyse des magnitudes indique que la grande majorité des événements ont été classés comme très faibles. Toutefois, plusieurs secousses plus fortes ont été relevées, dont une atteignant une magnitude de 4,2.
Les observations montrent également que de nombreux séismes se produisent en mer ou à faible profondeur. Cette caractéristique accentue leur perception en surface et attire l’attention des scientifiques, qui considèrent ces zones comme nécessitant une surveillance renforcée.
Certaines régions apparaissent plus exposées que d’autres. Le département de l’Ouest concentre une part importante des secousses, tandis que d’autres zones du pays enregistrent une activité plus limitée. Cette concentration illustre la complexité de la structure géologique nationale.
Face à cette réalité, les autorités insistent sur la nécessité de maintenir les dispositifs d’observation et de sensibiliser la population. Les spécialistes rappellent que la prévention et la préparation demeurent essentielles pour limiter les conséquences d’un éventuel séisme plus puissant à l’avenir.
Rédaction : Zantray News Haïti