Alors que la violence armée continue de faire des ravages dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, avec près de 390 morts enregistrés entre mars et mai 2026 à Croix-des-Bouquets et Cité Soleil, selon des estimations des Nations unies, le gouvernement haïtien maintient ses slogans de fermeté face aux groupes armés.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a multiplié ces derniers jours les déclarations autour du slogan “tolérance zéro contre les gangs”, dans un contexte où les chiffres de la crise continuent de grimper, notamment dans les communes de Croix-des-Bouquets et Cité Soleil.
Sur le terrain, la situation humanitaire s’aggrave. Environ 10 182 personnes, soit plus de 2 300 ménages, ont été forcées de fuir leurs maisons depuis le début des affrontements récents, selon l’OIM. La majorité des déplacés s’entassent dans des sites improvisés ou déjà saturés, notamment dans les communes de Delmas et Tabarre, où les conditions de vie restent précaires.
Les destructions matérielles sont également importantes. Au moins 87 maisons et bâtiments publics ont été incendiés, paralysant une partie des services essentiels et aggravant la rupture des activités administratives et communautaires dans plusieurs quartiers touchés.
Le système de santé, déjà sous pression, fonctionne à capacité très réduite, avec seulement 10 % des structures hospitalières pleinement opérationnelles, selon des données onusiennes. Cette situation limite fortement la prise en charge des blessés dans un contexte de violences récurrentes.
Par ailleurs, les enfants figurent parmi les victimes les plus touchées, avec au moins 7 morts et 176 blessés recensés dans la zone métropolitaine. Ces chiffres traduisent l’ampleur d’une crise où, malgré les annonces politiques, les affrontements continuent de peser lourdement sur les civils.
Rédaction: Zantray News Haïti