Le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, a condamné le meurtre du journaliste haïtien Joseph Willard Vancol, retrouvé mort le 9 septembre 2026 dans la zone de Petit Boukan, à Gressier, dans le département de l’Ouest. Dans une déclaration publiée le 29 septembre, il a demandé aux autorités haïtiennes de mener une enquête approfondie afin d’identifier les responsables et de les traduire en justice.
Joseph Willard Vancol, âgé de 73 ans, était le directeur de la radio communautaire Ti Boukan FM. Journaliste et enseignant, il animait notamment les émissions « Pawòl Chanjman » et « Òganize », tout en coordonnant le centre de formation de l’Institut de technologie et d’animation (ITECA).
Selon l’UNESCO, Vancol avait été enlevé le 20 août 2026 par des membres d’un gang armé lors d’une attaque contre l’ITECA, avant que son corps ne soit retrouvé le 9 septembre par les forces de l’ordre. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapporte également que ses restes ont été découverts dans une zone boisée située sur le site de l’institution, près de Petit Boukan.
Dans sa déclaration, Khaled El-Enany a souligné le rôle des médias communautaires dans l’accès à l’information, notamment dans les zones défavorisées. Il a appelé les autorités à faire toute la lumière sur le meurtre de Vancol, estimant que l’impunité pour de tels crimes ne doit pas être tolérée.
La mort du journaliste intervient dans un contexte de fortes pressions sur les médias en Haïti. Reporters sans frontières indique que Ti Boukan FM avait déjà considérablement réduit ses activités en raison des menaces des groupes armés et que la station a cessé d’émettre après la disparition de son directeur. L’organisation rapporte également que d’autres journalistes ont été victimes d’enlèvements ou d’agressions dans la région de Port-au-Prince en septembre.
L’UNESCO rappelle enfin qu’elle mène des actions internationales pour renforcer la sécurité des journalistes et lutter contre l’impunité. Dans le cas de Joseph Willard Vancol, l’organisation demande désormais qu’une enquête permette d’établir les circonstances précises de sa mort et que les responsables soient poursuivis devant la justice.
Rédaction : Zantray News Haïti