L’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) exprime son indignation face à la recrudescence des violences armées dans le département de l’Artibonite, notamment dans les communes de Petite Rivière et de Marchand-Dessalines. Dans une note publiée le 2 avril 2026, le parti politique dénonce des attaques répétées de groupes armés contre la population civile.
Selon l’OPL, les derniers incidents survenus dans la localité de Jean Denis, au cours du week-end écoulé, ont causé d’importantes pertes humaines et affecté plusieurs familles. L’organisation affirme que ces violences se poursuivent dans d’autres zones, où les habitants vivent sous la menace constante des groupes armés.
Face à cette situation, l’OPL estime qu’une réponse plus ferme des autorités est nécessaire. Elle appelle le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, le ministère de l’Intérieur et celui de la Défense à renforcer les capacités opérationnelles de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti (FAD’H). L’objectif, selon le parti, est de permettre à l’État de reprendre le contrôle de la situation dans un délai raisonnable.
Le parti reconnaît les efforts déjà consentis par les forces de sécurité, tout en soulignant que la capacité des groupes armés à mener des attaques contre la population demeure préoccupante. Il appelle les institutions concernées à présenter un plan clair pour faire face à l’insécurité et rassurer la population.
L’OPL insiste également sur l’importance de l’implication de la population dans la lutte contre l’insécurité, tout en rappelant que la responsabilité première revient à l’État. Elle invite les autorités à mener des opérations visant à déloger les groupes armés des territoires qu’ils occupent et à empêcher toute expansion.
Pour l’organisation, la résolution de la crise sécuritaire passe par une action continue et coordonnée des autorités, la sécurité des citoyens étant considérée comme une mission fondamentale de l’État. La dernière attaque perpétrée par les gangs a fait plus de 70 morts et des dizaines de blessés, alors que la police reste incapable de faire replier les groupes armés.
Rédaction: Zantray News Haïti