Au moins 5 700 personnes ont été tuées ou blessées en Haïti depuis le début de l’année 2026 dans des violences impliquant des gangs ou lors d’opérations menées contre ces groupes armés, a déclaré vendredi 2 octobre le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk.
Lors de son intervention devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, Volker Türk a également indiqué que les gangs avaient enlevé plus de 230 personnes depuis le début de l’année. Ces chiffres témoignent de la persistance des violences armées qui touchent plusieurs régions du pays.
Le Haut-Commissaire a par ailleurs fait état de plus de 1 000 femmes et filles victimes de viols. Les violences sexuelles continuent ainsi de figurer parmi les graves atteintes aux droits humains signalées dans le contexte de l’insécurité en Haïti.
Selon les données présentées par le responsable onusien, les violences ne se limitent pas aux affrontements entre groupes armés. Des personnes sont également tuées ou blessées au cours d’opérations menées contre les gangs, ce qui contribue au bilan de plus de 5 700 victimes recensées depuis janvier.
Cette nouvelle alerte intervient alors que les Nations unies continuent de suivre l’évolution de la situation sécuritaire et humanitaire en Haïti. Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme appelle régulièrement les autorités à renforcer la protection des civils et à lutter contre l’impunité pour les violations des droits humains.
Rédaction : Zantray News Haïti