L’Organisation des Nations unies a publié, le 20 février 2026, un rapport indiquant que les enfants haïtiens sont largement utilisés par les gangs dans des activités forcées et dangereuses. Les agences internationales ont qualifié cette situation de « traite brutale et généralisée d’enfants ».
Le document a précisé que les gangs actifs dans la capitale et certaines communes du centre du pays recrutent des mineurs pour effectuer des tâches de collecte d’argent, de surveillance et de soutien aux opérations illégales. Plus de 500 000 enfants vivaient déjà dans des zones sous contrôle armé en 2024, exposés à la violence et à la coercition.
Le rapport a ajouté que certains enfants sont impliqués dans des actions plus violentes, telles que vols, destructions de biens, violences sexuelles, enlèvements et parfois exécutions ciblées. Les auteurs ont insisté sur le caractère systématique de cette exploitation et sur ses effets dévastateurs sur la vie et le développement des mineurs.
Le document a critiqué les pratiques policières locales, qui traitent souvent les enfants comme des criminels plutôt que comme des victimes, ce qui entraîne parfois leur mort ou leur mise en danger par des groupes d’autodéfense.
Pour répondre à cette crise, l’ONU a recommandé d’élargir les programmes de protection sociale, de renforcer le rôle protecteur des écoles et d’offrir aux jeunes des alternatives éducatives et professionnelles afin de limiter leur exposition aux gangs. La responsabilisation des auteurs et le renforcement des mesures de prévention ont été jugés essentiels.
Le rapport a conclu sur la nécessité d’une coordination internationale et locale urgente pour protéger les enfants, réduire leur exploitation et restaurer la sécurité dans les zones dominées par les gangs armés.
Rédaction: Zantray News Haïti