Port-au-Prince, le 10 juillet 2026.- Les signataires du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ont tenu, ce vendredi 10 juillet 2026, leurs Assises autour d’une déclaration officielle consacrée à la conjoncture nationale. Cette rencontre, réunissant plus de 80 % des 303 signataires du Pacte publié dans Le Moniteur le 23 février 2026, avait pour objectif d’évaluer l’évolution de la situation politique, institutionnelle, sécuritaire et électorale du pays, tout en réaffirmant les engagements pris en faveur du retour à l’ordre constitutionnel.
Dans leur déclaration, les participants dressent un constat préoccupant de la situation nationale. Ils soulignent que l’insécurité continue de représenter le principal obstacle au fonctionnement normal des institutions de la République, à la relance de l’économie et à l’exercice des droits et libertés fondamentaux des citoyens. Ils rappellent que les violences des groupes armés contraignent des milliers de familles à quitter leurs foyers, paralysent les activités économiques et perturbent le fonctionnement des écoles.
Malgré ce contexte difficile, les signataires saluent plusieurs avancées enregistrées dans la préparation du processus électoral. Ils citent notamment le renforcement institutionnel du Conseil électoral provisoire (CEP), la révision du décret électoral, l’approbation du budget du CEP ainsi que la publication de la liste officielle des partis politiques agréés à participer aux prochaines élections. Selon eux, ces progrès, bien qu’encore insuffisants face à l’ampleur de la crise, constituent des étapes importantes vers le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
La déclaration souligne également que plusieurs actions déterminantes en faveur de l’organisation des élections, qui n’avaient pu être concrétisées sous la précédente transition dirigée par l’ancien Premier ministre Ariel Henry, malgré l’existence du Haut Conseil de la Transition (HCT) et du Conseil présidentiel de transition (CPT), ont finalement été réalisées sous le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Les signataires précisent toutefois que cette appréciation ne doit être interprétée ni comme un soutien inconditionnel au gouvernement, ni comme un renoncement à leur devoir de vigilance. Ils affirment qu’ils continueront d’exercer un suivi attentif du respect des engagements pris dans le cadre du Pacte jusqu’au rétablissement complet des institutions constitutionnelles.
En conclusion, les participants rappellent que la restauration de la sécurité demeure la condition indispensable à la réussite du processus électoral et au retour durable de la stabilité en Haïti. Ils réitèrent leur appel à une mobilisation nationale afin de créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, inclusives, crédibles, transparentes et démocratiques.
Rédaction: Zantray News Haïti