Un responsable de pompe à essence, contacté par le journal, a démenti toute rumeur selon laquelle le pays serait confronté à une pénurie de carburant. Selon lui, le gouvernement augmente le prix du pétrole à partir des stocks déjà disponibles, en invoquant l’impact de la guerre au Moyen-Orient pour justifier cette décision.
L’État haïtien a mis en place un conseil consultatif chargé de fixer les nouveaux prix des produits pétroliers. La gazoline se vend désormais à 725 gourdes, le diesel à 850 gourdes et le kérosène à 845 gourdes.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, en concertation avec les importateurs, les distributeurs et les syndicalistes du transport en commun, a validé cette hausse, malgré les assurances qu’aucune pénurie de carburant n’est observée dans le pays.
Sur le terrain, le responsable de station-service affirme qu’il existe des quantités suffisantes de carburant, ce qui renforce les interrogations sur la nécessité de cette décision dans un contexte d’approvisionnement stable.
Par ailleurs, aucune nouvelle commande de pétrole à des prix influencés par la hausse du marché international n’a été annoncée par le gouvernement. Cette situation laisse penser que les ajustements concernent principalement les stocks déjà disponibles dans le pays.
Le gouvernement justifie toutefois sa décision par les effets de la guerre au Moyen-Orient, qui continue de perturber le marché mondial et d’influencer les politiques de prix.
Dans ce contexte, les importateurs, les distributeurs et les syndicats de transport apparaissent également alignés sur cette mesure, ce qui limite l’idée d’une responsabilité exclusivement gouvernementale, malgré l’absence de pénurie avérée.
Rédaction: Zantray News Haïti