Le Consensus Politique pour le Redressement National et la Réorientation de la Transition a exprimé sa désapprobation, dans une note parue le 2 février 2026, face à la désignation jugée expéditive du président de la Cour de cassation comme président de la transition.
Le regroupement, qui rassemble plus de deux cents partis politiques et organisations de la société civile, s’est prononcé dans le cadre du débat sur l’avenir institutionnel du pays. Cette prise de position intervient alors que la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition est prévue pour le 7 février 2026.
Dans sa note, le Consensus Politique souligne l’importance des efforts engagés par les acteurs politiques haïtiens en faveur d’une solution consensuelle. Il rappelle que ces démarches visent la mise en place d’un exécutif bicéphale à l’issue de la transition.
Cette option de gouvernance est présentée comme le résultat de multiples échanges conduits au sein de différents pôles politiques. Les discussions ont été menées dans des espaces de concertation nationale axés sur une sortie de crise inclusive.
Le Consensus Politique met toutefois en garde contre les initiatives prises en dehors de ce cadre de dialogue. Il estime que toute démarche unilatérale risque de fragiliser le processus de concertation en cours.
Tout en réaffirmant son attachement au principe d’une transition dirigée par un juge de la Cour de cassation, le regroupement exprime de sérieuses réserves. Ces réserves portent sur les conditions jugées opaques et précipitées ayant entouré la désignation de Jean Joseph Lebrun.
Le Consensus Politique indique vouloir informer l’opinion nationale et internationale de sa position. Il annonce la poursuite des discussions avec les forces politiques, économiques et sociales afin de dégager une solution concertée.
Rédaction: Zantray News Haïti