L’archevêque Paul Coakley, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis (USCCB), a écrit mardi 8 septembre 2026 au président Donald Trump pour lui demander de suspendre les expulsions des Haïtiens vivant aux États-Unis. Il dit agir en raison de sa « profonde préoccupation pastorale » face au nombre croissant de personnes renvoyées de force vers Haïti.
Dans sa lettre, Paul Coakley évoque notamment les violences qui persistent en Haïti, en citant une attaque meurtrière survenue en août dans la région de Kenscoff. Il affirme qu’au moins 47 personnes ont été tuées, plus de 20 blessées et plus de 50 enlevées lors de cette attaque, dont les victimes comprenaient des familles déplacées qui s’étaient réfugiées dans une église.
L’archevêque demande à Donald Trump d’exercer son autorité afin de retarder les expulsions des Haïtiens, après la fin de leur statut de protection temporaire (TPS). Il estime que le renvoi d’un grand nombre de personnes vers Haïti pourrait mettre davantage de vies en danger, notamment en l’absence d’un dispositif adéquat pour assurer leur accueil et leur réintégration.
Paul Coakley s’est également appuyé sur les déclarations du pape Léon XIV après les violences d’août. Le souverain pontife avait appelé les autorités à prendre des mesures concrètes pour assurer la sécurité de la population et mettre fin aux violences, tout en exigeant la libération des otages.
Tout en demandant une suspension des expulsions pour les Haïtiens résidant pacifiquement aux États-Unis, l’archevêque reconnaît l’importance du contrôle de l’immigration et de l’application des lois fédérales. Il précise que certains ressortissants pourraient toujours faire l’objet de mesures individuelles au cas par cas pour des raisons de justice et de sécurité publique.
Rédaction: Zantray News Haïti