La lutte pour le pouvoir entre les acteurs politiques haïtiens n’a pas permis de dégager un consensus pour l’après 7 février. Dans ce contexte de rivalités, c’est le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé qui sera confirmé pour diriger le pays après le départ du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Le départ du CPT marque une nouvelle étape dans la vie politique nationale. À partir du 7 février 2026, l’État haïtien sera dirigé par un Exécutif monocéphale, conséquence directe de cette lutte acharnée pour le pouvoir.
Cette incapacité des acteurs politiques à s’entendre illustre les divisions persistantes et l’égoïsme des différents secteurs. La lutte pour le pouvoir a empêché l’émergence d’une solution collective.
Le président du Conseil stratégique du parti EDE, Claude Joseph, a souligné ce constat lors de son intervention à l’émission Sesanouvle le vendredi 6 février 2026. Selon lui, la lutte pour le pouvoir a ouvert la voie à un Exécutif unique, mené par Alix Didier Fils-Aimé.
Claude Joseph a néanmoins invité le Premier ministre à engager un dialogue national, afin de réduire les tensions et de transformer cette lutte pour le pouvoir en une recherche de compromis.
Le mandat du CPT s’achève officiellement ce 7 février, laissant la Primature comme seule autorité exécutive. La lutte pour le pouvoir se traduit désormais par une concentration des responsabilités entre les mains du Premier ministre.
Les États-Unis ont réaffirmé leur soutien à cette configuration. Washington a précisé qu’Alix Didier Fils-Aimé restera en poste jusqu’à la tenue des élections, malgré la lutte politique interne.
Cette annonce conforte la légitimité du Premier ministre et place sur ses épaules la responsabilité de conduire le pays vers un scrutin crédible et inclusif. La CARICOM, créatrice du CPT, s’aligne sur Washington, confirmant que la lutte pour le pouvoir se soldera par une transition dirigée par Alix Didier Fils-Aimé.
Rédaction: Zantray News Haïti