La France a indiqué mercredi qu’elle n’envisage pas d’envoyer des militaires en Haïti dans le cadre de la force internationale destinée à lutter contre les gangs. Cette position a été confirmée lors d’une intervention officielle devant le Sénat, alors que la crise sécuritaire haïtienne continue de susciter des préoccupations à l’échelle internationale.
La question a été soulevée par la sénatrice Micheline Jacques, qui a demandé si Paris comptait rejoindre la coalition internationale chargée d’appuyer les efforts de stabilisation en Haïti. Elle a estimé qu’une participation militaire française pourrait constituer un signal fort face à la montée en puissance des groupes armés.
En réponse, le ministre des Affaires étrangères Jean‑Noël Barrot a précisé que la France soutient les initiatives visant à restaurer la sécurité, sans pour autant annoncer l’envoi de troupes. Il a insisté sur l’importance d’accompagner les autorités haïtiennes dans leurs efforts, tout en privilégiant d’autres formes d’appui.
Le gouvernement français a confirmé sa contribution financière au mécanisme international destiné à soutenir la force multinationale. Cette aide vise à renforcer les capacités opérationnelles des unités engagées dans la lutte contre les gangs et à faciliter leur déploiement progressif.
Au‑delà du soutien sécuritaire, Paris a mobilisé des ressources pour répondre à la crise humanitaire et soutenir le développement. Les autorités françaises ont indiqué avoir consacré plusieurs dizaines de millions d’euros à des programmes couvrant l’aide humanitaire, la coopération et la sécurité.
Cette position illustre une approche prudente de la France, qui privilégie l’assistance financière et politique plutôt qu’une intervention militaire directe.
Rédaction: Zantray News Haïti