Une nouvelle série d’attaques perpétrées par des gangs armés dans la commune de Kenscoff, à l’est de Port-au-Prince, a contraint 5 840 personnes, soit 1 836 ménages, à abandonner leurs foyers entre le 4 et le 8 juillet 2026. C’est ce que révèle un rapport de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) publié le 9 juillet. Cette nouvelle flambée de violence illustre encore la détérioration de la situation sécuritaire dans la région.
Selon l’OIM, la majorité des personnes déplacées, soit 86 %, a trouvé refuge auprès de familles d’accueil, tandis que 14 % ont été hébergées dans deux sites de déplacement, dont l’un existait déjà et l’autre a été aménagé à la suite de ces violences. Cette situation accentue la pression sur les communautés qui accueillent les victimes.
Le rapport indique également que 64 % des déplacés sont restés dans la commune de Kenscoff, alors que 36 % se sont installés à Pétion-Ville. Ces mouvements de population témoignent de l’ampleur de la crise humanitaire qui continue de s’aggraver dans les zones affectées par les violences armées.
Les premières attaques ont été enregistrées dans la nuit du 4 au 5 juillet dans les localités de Téléco, Le Refuge et Viard, situées dans la première section communale de Nouvelle-Touraine. Quelques jours plus tard, les violences se sont propagées à plusieurs autres localités sans qu’elles puissent être contenues.
Le 8 juillet, les gangs ont étendu leurs attaques. Cette progression alimente les inquiétudes quant à la capacité des autorités à reprendre le contrôle de la commune.
Au-delà des déplacements massifs, ces attaques ont également fait des victimes, provoqué des enlèvements et entraîné l’incendie de nombreuses habitations. Alors que l’insécurité continue de s’étendre dans plusieurs régions du pays, des milliers de familles demeurent dans une situation de grande précarité.
Rédaction: Zantray News Haïti