Selon des informations rapportées par des médias locaux, l’avocat Caleb Jean Baptiste ainsi que la directrice générale de l’Office national du partenariat et de l’emploi (ONAPE), Stéphanie Paultre, ont été enlevés à Gros-Morne, dans la région de l’Artibonite, lundi 7 septembre 2026. Les circonstances exactes de leur enlèvement ainsi que leur situation demeurent à préciser.
La nouvelle de ces deux enlèvements survient après celui du journaliste de Radio Télé Métropole, Wesly Renaud, à Delmas 31, dans le département de l’Ouest, un cas qui a retenu l’attention au cours des dernières heures. Ces enlèvements rappellent également le cas du policier James Boyard, qui serait toujours entre les mains de ravisseurs après son enlèvement en juin.
La répétition de ces cas de kidnapping témoigne du contrôle limité exercé par les forces de l’ordre sur plusieurs parties du territoire et de la capacité des gangs à opérer avec une grande marge de manœuvre. Après les massacres, les attaques sur les routes et l’occupation de nouvelles zones, les groupes armés continuent de cibler des citoyens malgré les opérations des forces de sécurité.
Le cas de Caleb Jean Baptiste retient particulièrement l’attention. L’enlèvement de l’avocat survient quelques mois après qu’il avait affirmé à la presse que le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé avait, selon lui, rétabli la sécurité. Il dénonçait également les personnes qui critiquaient le Premier ministre et l’accusaient d’avoir échoué à rétablir la sécurité dans le pays.
Ces nouveaux enlèvements interviennent alors que les données des Nations unies montrent une progression du phénomène. Selon le dernier rapport trimestriel du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), publié en août, 81 personnes ont été enlevées contre rançon entre avril et juin 2026, soit une hausse de 47 % par rapport au premier trimestre.
Rédaction : Zantray News Haïti