Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé fait face à une première journée de protestation après l’augmentation du prix du carburant, une décision jugée déconnectée de la réalité socioéconomique des ménages, des chauffeurs et des passagers. Cette mesure intervient dans un contexte déjà marqué par de profondes difficultés économiques pour une grande partie de la population.
Ce lundi 6 avril 2026, des pneus enflammés ont été érigés sur plusieurs routes de la capitale, notamment à Delmas, paralysant la circulation. Les activités économiques ont fortement ralenti en raison des barricades et du climat de tension observé dans plusieurs quartiers.
De nombreux passagers ont été contraints de parcourir de longues distances à pied pour se rendre à leurs activités quotidiennes. D’autres ont dû recourir aux services de taximoto à des prix jugés exorbitants, conséquence directe de l’augmentation du prix du carburant.
Paradoxalement, cette hausse intervient alors qu’aucune communication officielle n’a été faite concernant l’arrivée de nouveaux stocks de carburant dans le pays. Cette absence d’information renforce l’inquiétude de la population face à une situation déjà instable.
Depuis le 2 avril, les nouveaux tarifs sont entrés en vigueur, fixant l’essence à 725 gourdes le gallon, le diesel à 850 gourdes et le kérosène à 845 gourdes. Ces ajustements représentent une augmentation d’environ 30 % pour l’essence et de près de 38 % pour le diesel et le kérosène.
Selon plusieurs syndicalistes du secteur du transport, cette augmentation est jugée excessive et risque d’aggraver davantage la situation socioéconomique du pays. Ils estiment que cette décision pourrait fragiliser encore plus les ménages déjà confrontés à la hausse généralisée du coût de la vie.
Rédaction : Zantray News Haïti