Le mois de janvier 2026 a enregistré en Haïti près de 300 personnes tuées. Les données ont été rendues publiques le 11 février par l’Organisation haïtienne Ordre des défenseurs des droits de l’homme (Ordedh), qui signale une moyenne proche de dix morts par jour au cours du premier mois de l’année.
Parmi ces victimes, 32,11 % sont des civils. Autrement dit, près d’un tiers des personnes tuées ne participaient à aucun affrontement armé. Ce pourcentage met en évidence l’exposition directe de la population à la violence des groupes armés.
Le rapport attribue 42,81 % des homicides à la coalition de gangs Viv Ansanm. Presque un mort sur deux est ainsi lié à cette alliance criminelle.
Le département de l’Ouest concentre à lui seul 85,28 % des décès enregistrés en janvier. Plus de huit victimes sur dix ont donc péri dans cette seule région.
Les départements du Centre et de l’Artibonite suivent, chacun avec 4,35 % des cas. Ces proportions, bien que faibles en comparaison de l’Ouest, confirment, d’après Ordedh, que l’insécurité dépasse désormais les frontières de la capitale.
Au-delà des homicides, l’organisation évoque une recrudescence des enlèvements. Aucun chiffre précis n’est avancé pour janvier, mais le phénomène est décrit comme en forte progression.
Rédaction: Zantray News Haïti