Le recrutement et l’utilisation d’enfants par les gangs armés en Haïti ont presque triplé entre 2024 et 2025, selon les Nations Unies. L’organisation estime désormais que les mineurs représentent entre 30 % et 50 % des membres des groupes armés dans le pays.
La Représentante spéciale de l’ONU pour les enfants et les conflits armés, Vanessa Frazier, a tiré la sonnette d’alarme après une visite officielle en Haïti. Elle affirme que les enfants haïtiens vivent dans un climat permanent de peur, de violence et de traumatismes.
Les Nations Unies indiquent également que les homicides et mutilations d’enfants ont presque doublé durant la même période. Les violences sexuelles contre les mineurs sont aussi utilisées par les gangs pour terroriser les communautés, selon l’organisation.
Au cours de sa mission, Vanessa Frazier a rencontré plusieurs responsables haïtiens, des représentants du BINUH, de l’UNICEF et des organisations de la société civile. Elle a aussi échangé avec des enfants victimes de violences et visité des centres d’accueil soutenus par l’UNICEF.
La responsable onusienne a insisté sur le fait que les enfants retrouvés lors des opérations de sécurité doivent être considérés avant tout comme des victimes. Elle estime qu’ils doivent bénéficier d’une protection adaptée et d’un accompagnement vers la réinsertion sociale.
Vanessa Frazier a enfin rappelé que de nombreux enfants sortis des gangs souhaitent simplement retourner à l’école et retrouver une vie normale. Les Nations Unies ont réaffirmé leur engagement à soutenir Haïti dans les efforts de protection de l’enfance face à la montée de l’insécurité.
Rédaction: Zantray News Haïti