La transition de la force kényane — Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) — à la force tchadienne — Force de suppression des gangs (GSF) — en Haïti suscite de nombreuses interrogations. Pendant que les autorités vantent la « coopération internationale », certains dénoncent un transfert de pouvoir motivé par des intérêts financiers.
Les 800 agents tchadiens annoncés devraient bientôt déployer en Haïti. Derrière l’argument de la sécurité, des voix s’élèvent pour souligner les opportunités économiques que cette présence pourrait générer pour le Tchad.
Le Kenya, qui a longtemps assuré la majorité du contingent, se retire progressivement d’Haïti après avoir été critiqué pour ses résultats limités. L’arrivée du Tchad marque le début d’une nouvelle phase où la gestion de la sécurité du peuple haïtien semble devenir un véritable terrain d’affaires.
Des informations contradictoires circulent sur la formation de ces troupes. Certains responsables dominicains affirment qu’elles sont entraînées par des partenaires européens et américains, tandis que le Département d’État américain dément toute implication directe.
L’ONU présente la Force de répression des gangs comme une mission renforcée et plus efficace que la précédente. Cependant, le retard des déploiements et la lenteur des engagements réels posent de sérieuses questions sur la finalité de cette opération.
Pour beaucoup, Haïti apparaît désormais comme un terrain où des pays étrangers peuvent exploiter des enjeux de sécurité à leur avantage. Le Tchad, en particulier, est soupçonné de vouloir tirer profit de ce nouveau marché lucratif sous couvert de soutien international après Kenya.
La population haïtienne reste spectatrice de ces manœuvres. Les promesses de protection contre les gangs ne doivent pas masquer les enjeux financiers qui accompagnent ces déploiements militaires étrangers.
Si la sécurité est présentée comme la priorité, il est légitime de s’interroger sur l’influence économique de cette nouvelle force.
Rédaction : Zantray News Haïti