Le Gouvernement haïtien a signé, le mardi 14 juillet 2026, un nouveau protocole d’accord avec la Force de répression des gangs (FRG). Le document a été paraphé par le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Patrick Pélissier, et le représentant de la FRG, le diplomate Jack Christofides. Les autorités présentent cette initiative comme une avancée dans le renforcement de la lutte contre les groupes armés.
L’accord prévoit que les personnes arrêtées lors des opérations de la FRG seront remises aux autorités haïtiennes. Les armes, les munitions et tout autre matériel saisis devront également être transférés aux institutions compétentes. Il s’appliquera sur l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière aux zones les plus affectées par la violence des gangs.
Toutefois, cette nouvelle annonce intervient dans un contexte de profond scepticisme. Une partie de la population dénonce l’absence de résultats concrets des différents dispositifs sécuritaires mis en place jusqu’à présent, alors que l’insécurité continue de s’aggraver dans plusieurs régions du pays.
Des voix s’élèvent également pour réclamer davantage de transparence sur les accords et contrats conclus dans le domaine de la sécurité. Selon ces critiques, des engagements financiers portant sur plusieurs millions auraient été pris sans que leurs modalités, leurs objectifs précis ou leurs résultats ne soient clairement présentés au public. Elles estiment que les autorités ont le devoir de rendre compte de l’utilisation des ressources publiques et de l’efficacité des mesures adoptées.
Pour de nombreux observateurs, la signature d’un nouvel accord ne suffira pas à elle seule à rétablir la sécurité. Ils rappellent que les précédentes initiatives n’ont pas permis d’enrayer durablement l’expansion des groupes armés et soutiennent que les résultats obtenus jusqu’à présent demeurent largement en deçà des attentes de la population.
Le Gouvernement affirme, pour sa part, que ce partenariat s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer la sécurité publique et à créer les conditions nécessaires à la tenue des prochaines élections ainsi qu’au retour à l’ordre constitutionnel.
Rédaction : Zantray News Haïti