Des critiques de plus en plus virulentes s’élèvent contre le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé, accusé d’être aujourd’hui le principal obstacle à l’organisation des élections en Haïti. Selon plusieurs acteurs politiques dont l’avocat André Michel, le Conseil électoral provisoire (CEP) affiche pourtant une réelle volonté de conduire le pays vers des élections crédibles et bénéficie encore de la confiance d’une partie importante de la population.
Les critiques rappellent notamment que le 23 février 2026, lors de la présentation du Pacte national, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé avait publiquement pris l’engagement d’organiser des élections au cours de l’année 2026. Cependant, à mi-parcours de l’année, plusieurs éléments essentiels au processus électoral restent toujours absents.
À ce jour, aucun budget électoral n’a été publié, aucun décret électoral n’a été adopté et aucune date officielle n’a été annoncée pour la tenue des élections. De plus, le gouvernement ne s’est toujours pas exprimé clairement sur les réformes constitutionnelles attendues.
Certains observateurs dénoncent également des tensions grandissantes entre l’exécutif et le CEP, accusant le gouvernement de vouloir contrôler le processus électoral.
Pour les détracteurs du pouvoir en place, “les choses sont désormais claires : le problème vient du gouvernement”. André Michel rejette par ailleurs toute idée de dialogue avec les groupes armés, affirmant qu’ “il n’y a pas de dialogue avec les gangs criminels”.
Parallèlement, l’inauguration récente des pôles judiciaires spécialisés a été saluée comme une avancée importante pour le système judiciaire haïtien. Toutefois, plusieurs voix estiment que cette initiative risque de perdre toute crédibilité tant que le décret du Conseil présidentiel de transition (CPT) relatif au fonctionnement de la Haute Cour de justice ne sera pas rapporté.
Selon ces critiques, ce décret garantirait une forme d’impunité aux plus hauts dirigeants du pays. Le refus du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé de revenir sur cette décision alimente des soupçons autour de sa gestion et de ses intentions politiques.
Les opposants appellent donc le gouvernement à rapporter ce décret afin de permettre aux pôles judiciaires spécialisés de retrouver pleinement leur légitimité et leur crédibilité aux yeux de la population.
Rédaction: Zantray News Haïti