Le Canada s’est officiellement aligné sur les États-Unis en accusant certains membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) d’entretenir des liens avec des gangs armés et de contribuer à la déstabilisation du pays. Cette position, formulée sans ambiguïté par le Bureau du département d’État américain pour l’hémisphère occidental, assimile ces responsables politiques à des criminels, au même titre que les groupes armés avec lesquels ils complotent.
Dans sa déclaration, le Bureau du département d’État américain affirme que l’instabilité chronique en Haïti ne résulte ni d’un défaut de la Constitution, ni de la culture ou du caractère du peuple haïtien, mais de l’action de politiciens corrompus utilisant des gangs pour créer le chaos, avant d’exiger une place au sein du pouvoir en promettant de rétablir l’ordre.
Washington estime que la véritable stabilité ne pourra être atteinte que lorsque les dirigeants politiques tireront leur légitimité du soutien des électeurs plutôt que de leur capacité à semer le désordre.
Les membres du CPT engagés dans cette voie, selon la déclaration américaine, « ne sont pas des patriotes haïtiens », mais des criminels comparables aux gangs avec lesquels ils collaborent.
Dans la même ligne, le Canada a exprimé sa vive préoccupation face aux tentatives de certains conseillers présidentiels de remplacer le Premier ministre à quelques jours de la fin du mandat du CPT. Ottawa considère qu’une telle démarche affaiblirait encore davantage la stabilité et la sécurité du pays à un moment clé de la transition politique.
Les autorités canadiennes ont réitéré leur appel au respect de l’échéance du 7 février 2026 et à la poursuite du processus menant à des élections libres et équitables.
Elles insistent sur l’importance de préserver la continuité institutionnelle afin d’éviter une aggravation de la crise politique.
Le Canada a également averti qu’il se réserve le droit de prendre des mesures contre tout acteur compromettant la paix, la sécurité et la stabilité d’Haïti. Cette mise en garde s’inscrit dans une logique de pression diplomatique visant à décourager toute tentative de manipulation du processus de transition.
Rédaction: Zantray News Haïti