La Force de répression des gangs (FRG) doit accélérer son déploiement en Haïti au cours des prochains mois. L’objectif fixé est d’atteindre une capacité opérationnelle de 5 500 militaires et policiers d’ici octobre 2026.
En août, la priorité est de consolider les effectifs déjà présents et d’atteindre un niveau intermédiaire compris entre 2 000 et 2 500 militaires et policiers. Le dispositif doit notamment être renforcé par la deuxième partie du contingent tchadien, qui doit porter la contribution tchadienne à 1 500 soldats, ainsi que par l’arrivée de nouvelles unités spécialisées.
La sécurisation des principaux axes routiers constitue l’une des priorités de cette phase. Des patrouilles conjointes avec la Police nationale d’Haïti (PNH) doivent notamment être renforcées dans les zones de Tabarre, Liancourt et Petite-Rivière.
En septembre, la force doit élargir progressivement son champ d’intervention au-delà de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Des contingents provenant notamment du Guatemala, du Salvador et de la Côte d’Ivoire sont attendus pour renforcer les opérations.
L’Artibonite figure parmi les zones prioritaires de cette nouvelle phase. La FRG doit y mener des opérations ciblées fondées sur le renseignement et renforcer la protection des corridors humanitaires afin de faciliter la circulation des personnes et des biens.
En octobre, le dispositif doit atteindre sa pleine capacité avec 5 500 militaires et policiers opérationnels, auxquels s’ajouteront 50 conseillers civils. L’arrivée du principal contingent du Bangladesh ainsi que de forces de police des Bahamas et de la Jamaïque doit contribuer à compléter la structure de la force.
Cette montée en puissance intervient à l’approche des élections prévues en Haïti, dont le premier tour est fixé au 13 décembre 2026. La FRG doit notamment contribuer à renforcer la sécurité dans le pays afin de faciliter la clôture des listes électorales et les préparatifs du scrutin.
Rédaction: Zantray News Haïti