La Fondasyon Je Klere (FJKL) accuse le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé d’avoir porté atteinte à la souveraineté nationale à travers la signature de contrats jugés défavorables pour l’État haïtien. Dans un rapport publié ce jeudi et relayé par Radio Télé Métronome, l’organisation de défense des droits humains parle d’un « véritable scandale » impliquant trois accords conclus avec des firmes étrangères.
Selon la FJKL, ces contrats auraient été signés par l’État haïtien sur instruction directe du chef du gouvernement. L’organisation estime que ces accords présentent des caractéristiques similaires à ceux de la « double dette » qui, selon elle, ont longtemps freiné le développement d’Haïti. Elle établit également un parallèle historique avec certains contrats conclus durant United States occupation of Haiti, une période marquée par une perte partielle de la souveraineté nationale.
Dans son analyse, la FJKL affirme que ces accords délèguent à des entités étrangères des compétences considérées comme régaliennes, c’est-à-dire normalement réservées à l’État. L’organisation soutient que les intérêts nationaux n’auraient pas été pris en compte dans la négociation et la conclusion de ces contrats.
Face à ce qu’elle qualifie de situation préoccupante, la FJKL appelle les institutions de contrôle à ouvrir une enquête afin de déterminer les motivations des signataires de ces accords qualifiés de « léonins ».
Par ailleurs, l’organisation estime qu’une fois les élections organisées, une commission parlementaire devrait être mise en place afin d’examiner ce dossier en profondeur et de faire toute la lumière sur ces contrats controversés.
Mozard Lombard,
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