L’UNICEF a indiqué, le 12 février 2026, que le recrutement d’enfants par des groupes armés en Haïti a connu une augmentation de 200 % en 2025 par rapport à l’année précédente. L’agence des Nations unies a diffusé cette alerte à l’occasion de la Journée internationale de la main rouge, consacrée à la lutte contre l’enrôlement des mineurs dans les conflits.
Cette progression intervient dans un contexte marqué par une violence persistante et une pauvreté extrême. L’UNICEF relève que ces conditions fragilisent les familles et exposent davantage les enfants au risque de recrutement forcé ou contraint.
Le pays compte actuellement plus de 1,4 million de personnes déplacées internes. Parmi elles, une majorité d’enfants vit dans des conditions précaires, souvent sans accès régulier à l’école, aux soins ou à une protection adaptée. Cette instabilité accroît la vulnérabilité face aux groupes armés.
Certains mineurs rejoignent ces groupes pour tenter d’assurer leur survie ou soutenir leurs proches. D’autres sont enrôlés après avoir été séparés de leur famille, ce qui les rend particulièrement exposés aux pressions et aux manipulations.
Depuis la signature du Protocole de transfert en janvier 2024, l’UNICEF et ses partenaires ont identifié plus de 500 enfants associés à des groupes armés. Ces mineurs ont bénéficié de services de protection, de soutien psychosocial, d’accompagnement éducatif et, lorsque cela était possible, d’initiatives de réunification familiale.
Rédaction: Zantray News Haïti