Haïti prépare son carnaval national 2026 sans ville hôte désignée, tandis que la capitale demeure difficilement accessible. Des observateurs estiment que le Premier ministre Alix Didier Fils Aimé cherche à dissimuler un bilan marqué par l’absence de stabilisation du pays depuis son entrée en fonction. Port-au-Prince, décrite comme contrôlée à près de 90 % par des groupes armés, apparaît comme un espace où toute gestion centralisée devient risquée.
Le territoire compte plus de 12 000 membres de gangs actifs, selon des estimations relayées par les autorités américaines. Leur présence fragilise la sécurité et empêche l’État de reprendre le contrôle. Des critiques soulignent que les dirigeants privilégient leurs intérêts personnels, favorisant leurs proches et investissant dans des biens acquis avec des ressources publiques.
Des fonds publics ont été débloqués pour financer le carnaval dans plusieurs municipalités. En revanche, aucun financement local n’a été identifié pour les élections, laissant l’État dépendre de la communauté internationale.
Des voix rappellent que les montants alloués aux festivités auraient pu être mobilisés pour renforcer la sécurité ou organiser des scrutins crédibles. La population dénonce un gaspillage qui ne répond pas aux besoins essentiels, une situation déjà observée depuis la présidence de Jovenel Moïse.
Les ministères annoncent un accompagnement technique et financier aux communes pour les célébrations. Cette assistance ne compense toutefois pas l’absence de ressources destinées à sécuriser le processus électoral et protéger les citoyens.
Des analystes estiment que tant que l’État ne mobilisera pas ses propres moyens et ne limitera pas l’emprise des gangs, les élections resteront fragiles et dépendantes.
La décentralisation des festivités carnavalesques est perçue comme un exemple de gestion dispersée, illustrant l’urgence d’une répartition plus stratégique des fonds publics afin de répondre aux attentes de la population.
Rédaction: Zantray News Haïti