Le Collectif du 4 Décembre (C4D) a vivement dénoncé, dans une note publiée le 7 juin 2026, ce qu’il qualifie de « coup de force » perpétré au siège du Conseil Électoral Provisoire (CEP) lors de l’installation du nouveau directeur général de l’institution.
Selon l’organisation, l’opération menée le 5 juin aurait été marquée par un important déploiement de forces de sécurité destiné à imposer l’entrée en fonction d’un directeur général choisi unilatéralement par le gouvernement. Le C4D estime que cette démarche constitue une atteinte grave à l’indépendance du CEP et une agression contre une institution républicaine appelée à jouer un rôle central dans le processus électoral.
Dans son communiqué, le collectif critique le recours à la force dans un contexte où l’insécurité continue de ravager plusieurs régions du pays. Il s’interroge notamment sur la mobilisation de moyens sécuritaires pour contraindre une institution publique alors que, selon lui, les autorités peinent à répondre efficacement à la montée du banditisme, des enlèvements et de la corruption.
Le C4D adresse également ses critiques au Premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé, ainsi qu’à son gouvernement. L’organisation affirme que les autorités actuelles souffrent d’un déficit de légitimité et soutient qu’aucun appui politique ou international ne saurait justifier des méthodes jugées autoritaires dans la gestion des affaires publiques.
Le collectif estime par ailleurs que l’adoption du décret électoral et les différends opposant le gouvernement au CEP auraient dû être réglés par le dialogue. Il rappelle que le président du Conseil électoral provisoire avait, selon ses déclarations, entrepris des démarches officielles visant à favoriser une concertation entre les différentes parties afin de trouver un terrain d’entente.
À travers cette prise de position, le Collectif du 4 Décembre appelle au respect de l’autonomie du CEP et plaide pour une conduite plus consensuelle de la transition politique, dans un contexte où la préparation des prochaines élections demeure l’un des principaux défis institutionnels du pays.
Rédaction: Zantray News Haïti