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Haïti: Après l’échec du Kenya à rétablir la sécurité, le Tchad débarque

Une équipe avancée en provenance du Tchad est arrivée en Haïti le 1er avril 2026, marquant une nouvelle étape dans le déploiement de la Force de répression des gangs, censée appuyer les autorités dans la lutte contre les groupes armés. Cette arrivée intervient dans un contexte de remise en question croissante de l’efficacité des contingents kényans, déployés depuis plusieurs mois pour tenter de contenir l’insécurité.

Présenté comme le pilier de la mission internationale, le Kenya avait suscité de nombreux espoirs lors du déploiement de ses premiers policiers en Haïti. Mais sur le terrain, les résultats peinent à suivre. Malgré certaines opérations menées dans des zones stratégiques, les gangs continuent d’étendre leur emprise, notamment dans l’Artibonite et dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince.

Face à cette situation, l’arrivée d’éléments tchadiens est perçue comme une tentative de relancer une mission en difficulté. Selon les autorités haïtiennes, cette équipe avancée s’inscrit dans le cadre du déploiement élargi de la Force de répression des gangs, appelée à compter plusieurs milliers d’hommes issus de différents pays.

Officiellement, ces nouveaux contingents doivent renforcer les capacités opérationnelles sur le terrain, appuyer la Police nationale d’Haïti et contribuer à des opérations ciblées contre les groupes armés. Mais pour de nombreux observateurs, ce renfort traduit surtout les limites du dispositif actuel.

Plusieurs mois après le début de la mission multinationale, l’insécurité reste généralisée. Des communes entières échappent encore au contrôle de l’État, tandis que les attaques de gangs se multiplient, souvent avec une violence accrue.

L’arrivée du Tchad pourrait-elle changer la donne ? Rien n’est moins sûr. Si ces forces supplémentaires apportent potentiellement une expérience militaire différente, leur impact dépendra largement de la coordination avec les forces haïtiennes et des moyens réellement mis à leur disposition.

En attendant, pour une grande partie de la population, ces annonces successives de déploiement peinent à rassurer. Sur le terrain, la réalité reste celle d’une insécurité persistante, où les gangs continuent d’imposer leur loi, malgré la présence de forces étrangères sur le territoire.

Rédaction: Zantray News Haïti

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