Entre le 1er mars 2025 et le 21 janvier 2026, 1 243 personnes ont été tuées et 738 blessées lors de 141 frappes de drones documentées à Port‑au‑Prince et dans l’Ouest d’Haïti. Human Rights Watch précise que de nombreuses victimes étaient des enfants et des adultes sans lien avec des groupes criminels.
Le 20 septembre 2025, un drone a explosé près du complexe Nan Pak à Simon‑Pelé, tuant dix civils dont neuf enfants. Ces frappes s’inscrivent dans une série d’attaques armées menées dans des zones densément peuplées.
Les vidéos analysées montrent des drones quadricoptères frappant des personnes et des véhicules. Elles confirment l’usage répété de drones dans des quartiers habités, avec des explosions mortelles.
Les habitants vivent dans la peur permanente et limitent leurs déplacements. « Je prie pour que les drones ne survolent plus notre quartier », raconte un commerçant de Martissant.
Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti indique que ces frappes sont menées par une force opérationnelle créée par le Premier ministre Fils‑Aimé. Vectus Global, société militaire privée, apporte un soutien opérationnel.
Human Rights Watch appelle à des enquêtes transparentes et à la responsabilité des auteurs. L’organisation souligne que les familles doivent être indemnisées et que les civils doivent être protégés.
Les experts rappellent que le droit international interdit l’usage délibéré et létal de la force contre des civils. Ils insistent sur le fait que toute future opération de drones doit être strictement encadrée afin de respecter les normes de protection de la vie humaine.
Rédaction: Zantray News Haïti