Une nouvelle fois, la gestion de la sécurité publique soulève des interrogations après qu’un étudiant de la Faculté de médecine a été blessé par balle au bras lors d’une marche organisée le mercredi 1er juillet 2026 à Port-au-Prince pour exiger la réouverture de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH). Cet incident relance le débat sur la manière dont les autorités répondent aux mobilisations citoyennes.
Depuis plusieurs mois, la fermeture prolongée de l’HUEH alimente la colère des étudiants, du personnel médical et d’une partie de la population. Au lieu de constituer un moment d’écoute et de dialogue autour d’une revendication liée à l’accès aux soins, cette mobilisation s’est soldée par un étudiant blessé. Une situation qui renforce davantage le sentiment de rupture entre les citoyens et les institutions publiques.
La principale critique porte sur le contraste observé dans les interventions des forces de l’ordre. Lorsqu’il s’agit d’intervenir face à des citoyens qui manifestent pour réclamer des services publics essentiels, la réaction paraît rapide et visible. En revanche, face aux groupes armés qui perturbent ou contrôlent plusieurs zones du pays, une partie de l’opinion publique dénonce régulièrement un manque de résultats, des replis tactiques ou une présence insuffisante sur le terrain.
Le fait qu’un étudiant soit touché lors d’une marche portant sur la réouverture du principal hôpital public du pays accentue le malaise. Pour beaucoup, ce type d’événement envoie un signal préoccupant à une jeunesse déjà confrontée à l’insécurité, à la fragilité des institutions et aux difficultés d’accès aux services essentiels.
Cette mobilisation rappelle surtout l’urgence d’apporter une réponse concrète au dossier de l’HUEH. L’absence prolongée de cet établissement continue d’avoir des conséquences sur la formation des futurs médecins et sur l’accès aux soins pour une large partie de la population. Tant que des mesures concrètes tarderont à être mises en œuvre, les tensions et les contestations risquent de se poursuivre.
Rédaction: Zantray News Haïti