La Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis a prolongé, à compter du 1er septembre 2026, les restrictions imposées à certaines opérations de l’aviation civile américaine dans des zones du territoire et de l’espace aérien haïtiens. La mesure, motivée par les risques liés à l’instabilité persistante, restera en vigueur jusqu’au 2 mars 2027.
Selon le nouveau NOTAM, les opérations concernées sont interdites entre la surface et 9 999 pieds au-dessus du niveau moyen de la mer dans plusieurs zones définies par l’autorité américaine. La mesure vise notamment les transporteurs aériens et opérateurs commerciaux américains, certains pilotes titulaires d’un certificat délivré par la FAA ainsi que les exploitants d’aéronefs civils immatriculés aux États-Unis.
La FAA précise toutefois que les vols à une altitude supérieure à 10 000 pieds ne sont pas concernés par cette restriction. Les opérations effectuées dans les zones d’Haïti qui ne sont pas visées par le NOTAM ne nécessitent pas non plus d’autorisation particulière de l’agence américaine. Des dérogations peuvent par ailleurs être accordées dans certaines circonstances, notamment avec une autorisation spécifique de la FAA.
Cette décision est liée aux préoccupations persistantes concernant la sécurité des vols en Haïti. Dans son document d’information, la FAA indique que des tirs d’armes légères ont visé au moins trois aéronefs depuis septembre 2025 dans les zones concernées. L’agence estime également que l’extension des activités des groupes armés dans certaines régions du Centre et de l’Artibonite augmente les risques pour l’aviation civile à basse altitude.
La FAA souligne néanmoins que la présence des groupes armés demeure limitée dans certaines parties du pays, notamment autour de l’aéroport international du Cap-Haïtien et de l’aéroport international Antoine-Simon des Cayes. Elle ne fait état d’aucune attaque visant l’aviation ou les infrastructures aéroportuaires dans ces zones.
Rédaction: Zantray News Haïti