Plusieurs armes présentées le 19 mars 2026 devant un tribunal fédéral de Miami ont remis en lumière des pièces liées à l’enquête sur l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse. Parmi elles figurait un fusil Luigi Franchi de calibre 12 portant, selon les procureurs, une étiquette reliée à la Police Nationale d’Haïti (PNH) au nom de l’ancien sénateur John Joel Joseph.
L’accusation a également présenté un fusil AR-15 de type Palmetto ainsi qu’un fusil Galil marqué « PNH » devant les jurés réunis en Floride. Cette présentation visait à appuyer la thèse du parquet sur l’existence d’éléments matériels reliant plusieurs armes au dossier du meurtre du président haïtien.
Un expert du FBI entendu à l’audience a affirmé que certaines balles analysées dans le cadre de l’enquête provenaient de ces armes. Ce témoignage balistique a été utilisé par les procureurs pour renforcer la portée des preuves soumises au jury dans ce procès fédéral.
Le nom de John Joel Joseph a retenu l’attention en raison de cette identification apparue sur l’une des pièces montrées à la cour. L’ex-sénateur haïtien a plaidé coupable aux États-Unis avant d’être condamné dans cette affaire liée à l’assassinat du chef de l’État haïtien.
Le procès en cours à Miami concerne plusieurs accusés poursuivis pour leur rôle présumé dans la préparation du complot ayant conduit à l’assassinat de Jovenel Moïse le 7 juillet 2021. En mettant ces armes en évidence, l’accusation cherche à consolider devant les jurés la chaîne des preuves matérielles du dossier.
Rédaction : Zantray News Haïti