La juge fédérale Ana Reyes a rejeté une demande de suspension visant à mettre fin aux protections temporaires d’immigration (TPS) pour les Haïtiens. Sa décision confirme le maintien de ce dispositif pour des milliers de bénéficiaires aux États-Unis. La magistrate a indiqué que son jugement s’appuie sur des considérations légales, malgré les pressions politiques évoquées autour du dossier.
Lors d’une audience tenue à Washington le jeudi 12 février 2026, Ana Reyes a fait état de menaces de mort reçues depuis sa première décision. Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative d’intimidation, en précisant que ces menaces ne sauraient influencer son rôle de juge. Elle a rappelé que la justice doit rester indépendante et garantir la protection des droits des populations vulnérables.
Le TPS permet aux ressortissants haïtiens concernés de travailler légalement, d’accéder aux soins et de scolariser leurs enfants. Selon les arguments avancés au tribunal, sa suppression aurait entraîné une instabilité majeure pour des familles déjà installées et intégrées dans la société américaine.
Des associations de défense des migrants et des représentants des communautés haïtiennes ont salué la décision, qu’ils présentent comme une victoire importante. Ils ont appelé à une vigilance accrue concernant la sécurité de la juge et de son personnel, tout en rappelant que le TPS demeure un outil essentiel de stabilité sociale et économique.
Ana Reyes a déclaré que son rôle consiste à appliquer la loi avec impartialité, sans céder aux pressions externes.
Rédaction: Zantray News Haïti