Des organisations du secteur privé, présentées comme des alliées du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, lui rappellent les priorités de son gouvernement à l’approche des prochaines élections. Dans une note publiée le 22 septembre, l’ADIH, la CCIH, la CCIHC et l’Institut Macaya insistent notamment sur la nécessité de garantir des élections crédibles, inclusives et sécuritaires.
Les signataires affirment soutenir la tenue des élections dans les meilleurs délais, mais refusent qu’elles soient réduites à une simple formalité. Selon eux, le retour à l’ordre constitutionnel doit passer par un scrutin permettant une participation réelle, libre et équitable et reflétant fidèlement la volonté populaire.
Sur le plan sécuritaire, les organisations demandent que les conditions nécessaires soient réunies pour permettre aux candidats de faire campagne et aux électeurs de voter librement. Elles insistent également sur l’accès à l’inscription et au vote pour les personnes déplacées ainsi que pour les populations vivant dans les zones difficiles d’accès.
Le secteur privé appelle par ailleurs à davantage de transparence dans la conduite du processus électoral. Il demande notamment l’indépendance et l’impartialité des autorités électorales, la publication régulière d’informations sur l’inscription, le financement et les dispositions sécuritaires, ainsi que la mise en place d’une observation électorale crédible et de mécanismes efficaces de règlement des contestations.
Les organisations disent prendre note de la note du CEP du 21 septembre, tout en réclamant une évaluation technique et financière plus approfondie de l’état d’avancement du processus. Elles demandent également l’établissement d’un calendrier réaliste et définitif afin de restaurer la confiance de la population et d’éviter une prolongation indéfinie de la transition.
La question de la sécurité occupe une place centrale dans leur intervention. Les signataires soulignent que la Force de répression des gangs (FRG), appelée à appuyer la PNH et les Forces armées d’Haïti, n’est pas encore pleinement opérationnelle et demandent aux autorités nationales et aux partenaires internationaux d’accélérer son déploiement afin qu’elle puisse progressivement entrer en action.
Les organisations invitent les partis politiques à mobiliser leurs membres autour de programmes réalistes et des règles démocratiques, tout en appelant la société civile à participer au processus. Leur message à l’exécutif est ainsi centré sur deux impératifs : rétablir les conditions de sécurité nécessaires et conduire le pays vers des élections crédibles permettant de sortir de la transition.
Rédaction: Zantray News Haïti