Plus rien ne m’étonne.
Ils ont partagé Haïti.
Oui, partagé — comme un butin.
Ministères, directions générales, directions et délégations départementales, mairies, diplomatie, recettes de l’État, contrats juteux… sans oublier les “petits détails”. Chacun, chacune a pris sa part. Un poste, une signature, une influence, un circuit.
Pendant que le pays s’écroule, eux se répartissent les morceaux.
Ce n’est plus de la gouvernance.
C’est une économie du partage du pouvoir, organisée sur les ruines d’un État à genoux.
Un chaos entretenu, un État démantelé
Haïti ne tombe pas par accident.
Haïti est maintenu dans un état de faiblesse utile.
Dans les rues, les armes dictent les règles. L’insécurité n’est plus une dérive : elle est devenue un cadre. Une réalité intégrée, presque tolérée, qui enferme la population dans la peur et limite toute possibilité de vie normale. 
Et pendant ce temps, les institutions s’effacent… ou s’adaptent.
Une élite qui exploite la crise
Il faut dire les choses clairement :
certains ne subissent pas la crise — ils en vivent.
Le pouvoir est devenu un outil d’accumulation. Chaque position est une opportunité. Chaque décision, un levier. Le pays n’est plus dirigé : il est exploité.
Chômage massif, faim persistante, misère structurelle… pendant que la majorité lutte pour survivre, une minorité consolide ses intérêts sur les décombres nationaux. 
Ce n’est pas une dérive.
C’est un système.
Un peuple lucide, mais enfermé
Le peuple haïtien n’est pas aveugle.
Il voit, il comprend, il endure.
La confiance est brisée. Les discours politiques ne passent plus. Ils irritent, ils fatiguent, ils révèlent le vide. 
La jeunesse, elle, paie le prix le plus lourd. Sans avenir, sans perspectives, elle fuit ou s’effondre. Chaque départ est une condamnation silencieuse du système. 
Rompre ou disparaître
La question n’est plus politique.
Elle est existentielle.
Continuer ainsi, c’est accepter la disparition progressive de l’État.
C’est valider le partage d’Haïti comme un territoire à exploiter.
Il faut rompre.
Rompre avec cette logique de prédation.
Rompre avec cette banalisation du pillage.
Rompre avec cette élite qui confond pouvoir et propriété.
Haïti a besoin d’autorité.
Haïti a besoin de vision.
Haïti a besoin de courage.
Maintenant.
L’histoire n’oubliera pas
Ceux qui ont transformé l’État en opportunité personnelle devront répondre.
Ceux qui ont laissé le pays sombrer devront assumer.
Car une vérité demeure :
le peuple peut encaisser… mais il n’oublie jamais.
Et quand vient l’heure des comptes,
l’histoire ne négocie pas.
Zantray News Haïti
Nou nan kan pa-n nan