Le rapport 2026 du département d’État américain sur la transparence budgétaire met en évidence plusieurs lacunes dans la publication et le contrôle des informations financières en Haïti. L’évaluation porte notamment sur la dette publique, les dépenses de l’État et les mécanismes de supervision des finances publiques.
Selon le document, les informations rendues publiques par les autorités haïtiennes sur leurs obligations liées à la dette demeurent limitées. Le ministère des Finances publie des rapports mensuels sur les dépenses, mais ceux-ci ne comprennent pas certains paiements essentiels liés au service de la dette, ce qui réduit la visibilité sur les engagements financiers de l’État.
Le département d’État relève également l’existence de comptes hors budget qui ne sont pas soumis aux mêmes mécanismes de contrôle et d’audit que les autres dépenses publiques. Cette situation constitue, selon l’évaluation américaine, une faiblesse dans le dispositif de transparence et de suivi de l’utilisation des ressources publiques.
La question du contrôle institutionnel est également soulevée. Le rapport examine notamment le rôle de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif dans la surveillance des finances publiques. Ces observations interviennent dans une évaluation plus large de 139 gouvernements, destinée à mesurer la disponibilité, l’exhaustivité et la fiabilité des informations budgétaires ainsi que les mécanismes de contrôle des dépenses publiques.
Le département d’État considère la transparence budgétaire comme un élément essentiel de la gestion des finances publiques et de la responsabilisation des gouvernements. Pour Haïti, les conclusions du rapport mettent ainsi en évidence la nécessité d’améliorer la publication des données sur la dette, le suivi des comptes hors budget et les mécanismes d’audit afin de renforcer la visibilité sur la gestion des ressources de l’État.
Rédaction: Zantray News Haïti