Dans une déclaration publiée le lundi 28 septembre 2026, des représentants de mouvements sociopolitiques et de la société civile haïtienne plaident pour une médiation de la Conférence des évêques catholiques d’Haïti (CEH) afin de tenter de rapprocher les différents acteurs autour de la crise politique.
Les signataires condamnent les actes de criminalité et les enlèvements qui touchent une grande partie de la population. Ils dénoncent également ce qu’ils considèrent comme l’inaction du gouvernement face à la situation sécuritaire et au maintien de la fermeture de plusieurs routes nationales ainsi que de l’aéroport international de Port-au-Prince, qui, selon eux, entrave la circulation des personnes et des biens.
D’après ces acteurs, la dégradation de la situation a aggravé les difficultés économiques, sociales et culturelles, particulièrement dans les communautés les plus vulnérables. Ils estiment que ces conditions compromettent la tenue d’élections « justes et participatives » le 13 décembre prochain, date avancée par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Face aux difficultés du gouvernement à rétablir la sécurité et à permettre la réouverture des principaux axes routiers et de l’aéroport de Port-au-Prince, les signataires disent répondre favorablement à l’appel de la CEH en faveur d’une démarche de médiation entre les acteurs politiques et sociaux et les autorités en place.
Ils soutiennent qu’une telle démarche pourrait contribuer à évaluer et à réorienter la gouvernance intérimaire. Ils veulent notamment éviter un éventuel embrasement politique, une prolongation de la transition dans le statu quo actuel et tout autre processus susceptible, selon eux, de prolonger la période de transition, tout en affirmant que l’échéance électorale du 13 décembre leur paraît désormais « utopique ».
Les signataires appellent enfin les autres forces politiques à se mobiliser autour d’une médiation nationale et à unir leurs efforts avec les acteurs favorables à un départ ordonné du chef du gouvernement, afin de préserver les acquis du processus électoral. Ils invitent également les acteurs engagés dans la recherche d’une issue à la crise née après l’assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021, à privilégier une solution pacifique.
Rédaction : Zantray News Haïti